Qu’est-ce qui pollue le plus, une voiture diesel ou une voiture à essence ?

Vous avez sûrement eu cette discussion avec des amis plus d’une fois. Qu’est-ce qui pollue le plus, un moteur diesel ou un moteur à essence ? Et je suis également convaincu que la discussion aura duré un bon moment, car de nombreuses données étayent aussi bien l’une que l’autre thèse. Depuis toujours, on entend que le moteur diesel pollue plus que celui à essence, bien que sa consommation moindre ait été le garant de ventes qui n’ont cessé de croître… jusqu’à il y a très peu. Car le diesel est entré sur la liste noire de nombreuses villes, voire de pays, qui voient avec inquiétude l’air des villes devenir irrespirable à cause de la présence de gaz polluants. Et tout désigne les diesels. Volvo a même lancé la S60, son premier modèle sans motorisation diesel.
Nous avons récemment passé en revue le fonctionnement du moteur diesel et la question s’est posée. Un ami nous a même fait part de ses doutes sur une affirmation faite dans l’article : le gazole dont se nourrit le moteur diesel émet davantage de résidus nocifs, mais les filtres modernes, et même le moteur lui-même, empêchent la plupart de ces éléments nocifs d’atteindre l’atmosphère. En revanche, le moteur à essence émet plus de dioxyde de carbone, un gaz lié à l’effet de serre et qui peut provoquer une pollution prolongée une fois dans l’atmosphère.
En résumé, on peut dire que les deux moteurs polluent à des niveaux similaires, mais avec des résidus différents. Alors que le principal problème des voitures à essence est le CO2, dans le cas des diesels il s’agit du dioxyde d’azote et des particules en suspension. Ces éléments ne sont pas seulement nocifs pour l’environnement en général, ils affectent directement les poumons. Ce sont des éléments qui pénètrent dans l’organisme et restent dans les poumons, affectant directement le système respiratoire, et c’est pourquoi le diesel est plus nocif. C’est quelque chose de difficile à éliminer de l’organisme une fois inhalé et cela peut provoquer de sérieux problèmes de santé.
Les diesels, dans le viseur des autorités
C’est le problème qui a fait que dans de nombreuses villes on a commencé à parler d’interdire la circulation des diesels. Mais soyons justes. Dans la plupart des cas, il s’agit de restreindre la circulation des voitures à moteur diesel antérieures à 2006 lors des épisodes de forte pollution. À partir de cette année-là, avec l’entrée en vigueur de la norme Euro 4, la technologie diesel a commencé à s’améliorer et les émissions ont été progressivement réduites. La norme Euro 4 a commencé à s’appliquer le 1er janvier 2006 ; c’est donc la date à partir de laquelle les voitures à moteur diesel ont commencé à prendre au sérieux la réduction des émissions. Actuellement, avec la norme Euro 6, les émissions sont bien inférieures à celles de cette époque et l’on travaille encore à les rendre encore plus faibles.
La bonne réponse à la question initiale pourrait être : les deux moteurs polluent, mais la pollution des moteurs diesel est beaucoup plus nocive pour l’être humain (et les animaux, bien sûr) de manière directe. Actuellement, à conditions égales, un moteur diesel est toujours pire qu’un moteur à essence. La cause en est le carburant utilisé. Le gazole est un carburant plus lourd et moins raffiné que l’essence. Le cycle de combustion est également important à cet égard, car le mélange de combustion est plus pauvre et laisse davantage d’éléments imbrûlés, qui passent à l’échappement et de là dans l’air que nous respirons.
Comme nous l’avons déjà indiqué, les filtres et les systèmes qui équipent les voitures diesel modernes réduisent l’impact des NOx et des particules en suspension susceptibles de nous affecter. Même si les moteurs diesel restent très polluants, la technologie permettant d’éliminer ces gaz nocifs avant qu’ils n’atteignent l’atmosphère assure l’avenir de ce type de moteurs, bien que leur fabrication, leur installation et leur entretien coûtent nettement plus cher. Reste le CO2, que les deux moteurs rejettent dans l’atmosphère et qui peut représenter un problème à long terme, même si les données sur l’évolution du trou dans la couche d’ozone sont plutôt positives, celui-ci s’étant assez fortement contracté ces dernières années.
